François Marcoux Polyfinances

LE GÉNIE AU SERVICE DES FINANCES

Université, travail, activités sociales, on manque de temps pour tout et encore plus lorsqu’il s’agit de bénévolat. Mais, si en plus d’aider, s’impliquer bénévolement vous permettait de vous épanouir autant personnellement que professionnellement?

C’est ainsi que François Marcoux, analyste en intelligence d’affaires à la Banque Nationale, a bonifié son parcours professionnel.

Bachelier en génie biomédical et détenteur d’une maîtrise en génie industriel, son cheminement universitaire semblait plutôt l’orienter vers un autre domaine. « Le monde des finances n’a pas toujours été mon premier objectif. En fait, au fur et à mesure que je progressais dans mon baccalauréat, j’ai pris conscience de certains éléments qui me déplaisaient. J’appréciais l’expérience que me procuraient mes stages. Mais, la perspective des projets s’échelonnant sur plusieurs années m’interpellait moins », indique l’analyste.

La révélation PolyFinances

Cherchant donc d’autres avenues professionnelles qu’il pourrait emprunter avec son bac, François tombe sur l’organisme PolyFinances. Visant à former des ingénieurs aux notions de finance de marché et d’analyse économique d’entreprises, le programme lui fait entrevoir un autre rôle intéressant pour l’ingénieur qu’il est. Il décide donc de postuler au programme. Après une première année à évoluer au sein de PolyFinances en tant qu’étudiant, François choisit de s’impliquer en tant que coordonnateur de cohorte l’année suivante.

Parallèlement, il entame également une maîtrise en génie industriel. De plus en plus passionné par les finances, il soumet sa candidature pour un stage auprès de la Banque Nationale. L’expérience lui permet de confirmer son intérêt et lui vaut une offre d’emploi à temps partiel durant ses études, puis un poste à temps plein par la suite.

D’étudiant à membre du CA

Cela fait maintenant un an que François travaille pour la Banque. Et, si son quotidien est désormais bien occupé, il n’entend pas pour autant mettre un terme à son engagement bénévole, bien au contraire. Maintenant membre du conseil d’administration de PolyFinances, l’analyste désire à son tour aider les futurs ingénieurs PolyFinanciers. « À l’origine, lorsque j’ai joint PolyFinances et qu’ensuite je m’y suis impliqué, j’avais deux raisons. Premièrement, je trouvais que c’était un excellent moyen de me créer un réseau de contacts professionnels avec des personnes que je ne croiserais pas autrement. Puis, je trouvais – et trouve encore – cela extrêmement gratifiant de pouvoir aider les étudiants à obtenir des stages, de contribuer à leur formation, d’organiser des conférences, etc. », explique François concernant ses motivations à s’impliquer et à poursuivre son engagement.

François Marcoux

Donner de son temps, gagner en expérience

Par ailleurs, si son entrée dans le monde du travail a pu lui donner des outils supplémentaires pour mieux effectuer son mandat bénévole, l’inverse s’avère également vrai. Ayant été appelé à organiser, mais aussi à assister à des conférences et des voyages dans le cadre de ses fonctions chez PolyFinances, François a eu l’occasion de développer son sens du leadership et d’en apprendre davantage sur ce qui se fait dans son domaine. « Chaque année, PolyFinances organise une quinzaine de conférences, en plus d’un à deux voyages par année. Par exemple en 2016, nous avons été visiter une startup du milieu de la finance, à Boston. Lorsqu’ils ont présenté ce qu’ils faisaient, j’ai trouvé cela vraiment intéressant. Alors, j’ai été lire à leur sujet. Sans le voyage, je n’aurais pas nécessairement été au courant de cette nouveauté dans l’industrie », cite en exemple François.

PolyFinancier un jour…

Bien que le programme PolyFinances n’existe que depuis cinq ans, l’engouement grandissant de la part des étudiants en génie pour le programme a de quoi confirmer sa légitimité et sa raison d’être. D’ailleurs, chacun de ses voyages d’études s’est vu couronné de succès, nonobstant le degré de difficulté lié à leur réalisation. Car, il faut le mentionner, les étudiants et leur coordonnateur doivent organiser et financer leurs voyages eux-mêmes, en plus de trouver des conférences pertinentes lors de celui-ci.

Pour y arriver, le jeune réseau de PolyFinances a su être d’une grande aide. « Lorsque nous avons fait notre campus sur le capital de risque, à San Francisco, j’étais un peu sceptique à l’idée initialement. Car, nous n’avions pas beaucoup de contacts là-bas. Mais, en communiquant avec certains anciens PolyFinanciers ayant maintenant un emploi en Californie, nous avons pu trouver des conférences fort intéressantes », relate Robert Normand, l’un des deux responsables de l’encadrement de PolyFinances. Ainsi, la plupart des anciens étudiants du programme continuent à jouer un rôle important et, pour la majorité, à prodiguer régulièrement conseils et mentorats aux membres des nouvelles cohortes. « Les gens comme François, c’est de manière entièrement bénévole qu’ils s’impliquent et nous aident. Ils sont d’ailleurs plusieurs, qui ont passé par PolyFinances, à garder contact entre eux et venir donner de leur temps lorsque cela est possible. Encore aujourd’hui, lorsque nous sondons nos anciens membres, nous avons presque toujours des réponses positives de leur part », indique M. Normand.

Comme quoi s’investir dans une cause, tout comme François, peut vous mener loin. Faire profiter un organisme de votre expertise, s’épanouir du point de vue personnel ou même trouver une nouvelle avenue professionnelle, les avantages sont nombreux à s’impliquer bénévolement. On ne serait que trop vous y encourager à le faire également!

Qu’est-ce que propose PolyFinances?

Il s’agit d’un parcours, comme le décrit son créateur Thierry Warin.
Sélectionnés par un comité formé de PolyFinanciers de l’année précédente, 15 étudiants en génie sont appelés à compléter trois cours reconnus au baccalauréat :
– Analyse financière industrielle

– Technologie et concurrence internationale

– Finance et technologie

Puis, ils doivent gérer un portefeuille de 50 000 $ en se basant sur des concepts d’économie industrielle et sur l’analyse de méthodes d’évaluation d’entreprises.

Finalement, les nouveaux PolyFinanciers complètent leur formation avec de nombreuses conférences ainsi que deux campus (voyages d’études) axés sur les finances. M. Robert Normand et Mme Nathalie de Marcellis-Warin encadrent le projet.

 

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