Découvrir La petite histoire du défi

 

Le transport

À partir de Montréal, la plus longue distance couverte pour remettre des balles à une école fut de 927 km. C’était pour la municipalité de Grosse-Île, située dans la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, dans l’archipel des îles de la Madeleine. Toutefois, c’est pour remettre des balles à la nation Attawapiskat, une communauté autochtone du district de Kenora, dans le nord de l’Ontario, que la plus longue distance a été parcourue à travers tout le Canada. De Toronto, on a dû traverser quelque 1 300 km au cours d’un vol de plus de 4 heures.

En 2015 au Québec, près de 35 500 km ont été parcourus au total afin de remettre les balles dans l’ensemble des écoles desservies.

Les balles

Le Défi sans bruit a l’ambition de remettre 230 000 balles à travers tout le Canada en 2016. Celles-ci seront installées sous le pupitre de quelque 57 500 élèves.

La durée de vie d’une balle sur le terrain est de trois échanges pour les professionnels et les semi-professionnels. Les amateurs peuvent se servir de la même balle pour un maximum de 10 parties, après quoi une baisse du maintien de la pression est perceptible au toucher. Lorsque réutilisée par les écoles et placée sous les pupitres, chaque balle a une durée de vie de trois ans. Si elles étaient jetées, elles prendraient 2 500 ans à se décomposer.

Les porte-paroles

Vasek Pospisil et Françoise Abanda sont les porte-paroles officiels de l’édition 2016. Porte-parole du Défi depuis 2014, Vasek a gagné le double de Wimbledon en 2014. L’athlète s’est classé au 4e rang du classement mondial des doubles et au 25e rang en simple – ses meilleurs classements enregistrés par l’Association des joueurs de tennis professionnels (ATP). Il est aussi classé 2e au Canada en simple et en double. Françoise occupe le 338e rang au classement de la Women’s Tennis Association (WTA). C’est sa deuxième année à titre d’ambassadrice du Défi.

Les résultats

Les balles diminuent de 32 % le niveau de bruit d’une classe, faisant passer les décibels de 95 à 65, soit sous la barre du niveau pouvant provoquer une altération sonore, c’est-à-dire 85 décibels.

Ailleurs dans le monde…

Aux États-Unis, le projet Green Ball multiplie les idées novatrices pour éviter que les balles désuètes soient jetées dans l’environnement. Plusieurs arènes équestres dont le sol est fabriqué à partir de balles de tennis ont été produites. On travaille également à concrétiser un projet qui permettra de réutiliser les balles sur les surfaces de courts de tennis.
http://projectgreenball.org/

En France, l’Opération balles jaunes de la Fédération française de tennis prévoit recueillir 1 600 000 balles de tennis usagées auprès des 31 ligues métropolitaines participantes, afin de créer des surfaces sportives pour des jeunes dans le besoin. Depuis le début de l’opération, quelque 26 sols ont été créés.
http://www.fft.fr/fft/developpement-durable/loperation-balle-jaune?